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Le 19 juillet sonne la libération fiscale des contribuables

Posté le : 20/07/2020

Grâce à des données calculées par EY, l’Institut économique Molinari calcule chaque année la pression fiscale des pays de L’union Européenne.

Ce classement présente la spécificité de chiffrer pour l’année en cours la pression sociale et fiscale réellement supportée par les salariés moyens, avec une méthodologie robuste et uniforme dans toute l’UE à 27, permettant d’appréhender l’impact réel des impôts et charges et de leurs évolutions. Résultats : La France reste la championne de la fiscalité de l’UE pour la 5ème année consécutive, en dépit de la baisse d’impôt intervenue cette année. La libération sociale et fiscale intervient le 19 juillet, comme en 2019.

Le salarié moyen travaille jusqu’à cette date pour financer les dépenses publiques. Il peut ensuite bénéficier, comme bon lui semble, des fruits de son travail. L’écart est d’un jour avec l’Autriche (18 juillet), de deux jours avec la Belgique (16 juillet) et de 35 jours avec la moyenne de l’UE à 27 (14 juin).

Le salarié moyen français est en théorie parmi les mieux payés avec 56 461 € (8ème rang de l’UE, entre le Danemark et la Finlande), mais son travail est si fiscalisé (54,68 % de charges et impôt sur son salaire complet, 1er rang de l’UE), qu’il ne lui reste que 25 589 € en pouvoir d’achat réel (11ème rang de l’UE, entre la Belgique et l’Espagne). Et ce malgré une réduction de l’impôt sur le revenu, annoncée suite à la crise des « gilets jaunes ».

Le gain représente 126 euros en année pleine pour le salarié moyen célibataire. Il est 3,2 fois moins élevé que le changement constaté en 2019, avec une baisse des charges sociales rapportant 403 €, déduction faite des augmentations de la CSG et de l’impôt sur le revenu. Pourtant payé comme le Suédois ou le Danois, le salarié moyen français dispose de 17 % de pouvoir d’achat en moins que le premier et de 31 % en moins que le second.

Alors que son employeur fait face à un coût du travail du même ordre que les pays du Nord de l’UE, le salarié moyen a un pouvoir d’achat intermédiaire entre celui des pays du Nord et des pays du Sud. Dans 6 pays, plus de la moitié des revenus liés au travail sont prélevés au titre des impôts et charges : France, Autriche, Belgique, Grèce, Italie et Allemagne. Le salarié moyen n’a pas de maîtrise directe sur plus de 50 % des fruits de son travail, son influence sur la prise de décision étant, au mieux, indirecte.